Véronique Courjault, une mère française jugée pour trois infanticides de nouveaux-nés, a été condamnée jeudi à huit ans de prison par la cour d'assises d'Indre-et-Loire (centre).
L'accusée est restée impassible à l'annonce du verdict. Jugée pour "assassinats", elle encourait la réclusion criminelle à perpétuité.
L'avocat général avait requis 10 ans de prison pour cette femme de 41 ans, au coeur d'une affaire très sensible et médiatique qui avait eu un très fort retentissement en France.
"Ne diabolisez pas Véronique Courjault, mais n'en faites pas une icône non plus", avait demandé l'avocat général.
"Cette femme a commis une faute, un crime, mais ce n'est pas un monstre", avait lancé, la voix brisée par l'émotion, Henri Leclerc, l'un des conseils de Véronique Courjault, lors de la plaidoirie de la défense jeudi matin.
Mme Courjault était jugée depuis le 9 juin pour l'assassinat de trois nouveaux nés mis au monde clandestinement.
Le premier, dont elle a brûlé le corps, est né en France à l'été 1999; les deux autres, en septembre 2002 et décembre 2003, à Séoul où son mari, ingénieur, travaillait pour une société américaine.
Jean-Louis Courjault avait fait la découverte à l'été 2006 des deux petits cadavres dans le congélateur familial et appelé la police, déclenchant l'affaire.